lundi, septembre 12, 2011

Chili : un médium aide à retrouver les corps des victimes d’un accident

Le gouvernement chilien "exploite tous les moyens" pour retrouver les corps disparus de 17 victimes d'un accident. Il a reconnu avoir fait appel à un médium pour l'aider à retrouver les victimes.

Le gouvernement chilien a reconnu lundi qu’il avait fait appel aux services d’un médium pour tenter de retrouver les 17 corps manquants parmi les 21 victimes de la chute en mer d’un avion militaire chilien, vendredi près de l’île Robinson Crusoé, dans l’océan Pacifique.
"Nous bénéficions de la collaboration d’une personne embarquée sur un de nos bateaux", a déclaré à la chaîne de télévision nationale (TNC) le ministre de la Défense, Andres Allamand, qui répondait à une question portant sur la présence d’un voyant au sein des équipes de recherches.
"Nous exploitons tous nos moyens technologiques, mais aussi toutes les capacités humaines et surhumaines possibles, sans négliger aucune piste ni aucun indice", a-t-il poursuivi.
Le président chilien Sebastian Pinera a décrété dimanche deux jours de deuil national pour les 21 personnes mortes dans cet accident qui a provoqué une vive émotion au Chili car l’appareil transportait notamment le journaliste très populaire de la télévision nationale, Felipe Camiroaga, âgé de 44 ans.

Quatre corps retrouvés
Quatre corps - deux femmes et deux hommes non identifiés - ont pour l’instant été retrouvés, mais le président Pinera a averti que les 17 autres seraient difficiles à récupérer en raison notamment de la violence de l’impact qui a dispersé les débris de l’appareil dans un très large périmètre.
L’avion, parti de Santiago, s’est abîmé en mer après deux tentatives d’atterrissage sur l’île Robinson Crusoé, dans l’archipel Juan Fernandez du Pacifique Sud, à environ 670 kilomètres à l’ouest du continent.
M. Camiroaga, accompagné d’une équipe de quatre personnes de l’émission de télévision "Bonjour à tous", devait faire un reportage sur les travaux de reconstruction en cours sur cette île qui avait subi de plein fouet le séisme et le tsunami qui ont frappé le Chili le 27 février 2010.
Le tremblement de terre et le tsunami, qui avait suivi, ont fait plus de 550 morts, plusieurs milliards d’euros de dégâts et plus de 220.000 familles sans abri.


05. septembre 2011, 17h48
LeMatin.ch & les agences

mercredi, septembre 07, 2011

Le cerveau devient plus économe avec l'âge

On croit souvent que le vieillissement du cerveau s'accompagne inévitablement d'une diminution de sa capacité cognitive. Il s'agit là d'un préjugé à repousser, selon ce que montrent les travaux du Dr Oury Monchi, professeur au Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire de l'Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Une recherche effectuée avec son doctorant Ruben Martins dévoile que le cerveau âgé d'une soixantaine d'années performe tout aussi bien que celui de 20 ans dans des tâches lexicales, mais qu'il utilise des stratégies cognitives différentes.

À l'aide de l'IRM fonctionnelle, les chercheurs ont mesuré l'activation cérébrale dans des zones du cortex frontal et des aires sous-corticales correspondantes (les boucles fronto-striatales) afin de vérifier si cette activation variait selon l'âge.

"Mes travaux portent sur la maladie de Parkinson et nous savons que cette maladie réduit l'activité neuronale ainsi que le taux de dopamine dans ces zones du cerveau, explique le Dr Monchi. Une légère baisse du nombre de neurones est aussi observée dans la même région chez les personnes âgées et en bonne santé. Nous avons voulu savoir comment s'activent ces zones lorsque les sujets exécutent des tâches cognitives."

Ne pas s'inquiéter inutilement

L'expérience a donc porté sur deux groupes de sujets, le premier constitué de gens âgés de 18 à 35 ans et le second formé de personnes de 55 à 75 ans, tous en bonne santé et actifs. L'exercice consistait à associer diverses séries de mots par catégorie sémantique, par terminaison ou par début du mot (voir l'exemple ci-contre). Au fil du déroulement de l'exercice, la règle d'association changeait et les sujets, informés qu'ils venaient de se tromper, devaient découvrir la nouvelle règle à appliquer.


Oury Monchi
"L'idée était de voir comment réagit le cerveau lorsqu'on se trompe et qu'il faut trouver une solution, précise le professeur. Cela nous permet de savoir comment une personne peut s'adapter à un environnement changeant."

Alors que les chercheurs s'attendaient à une diminution d'activité chez le groupe plus âgé, ils ont plutôt noté un profil d'activation différent selon l'âge. Quand les jeunes étaient informés de leur erreur à la suite d'un changement de la règle, une boucle fronto-striatale associée à la réflexion s'activait avant même qu'une nouvelle série de mots leur soit proposée; une seconde boucle, liée à l'action, s'activait pendant l'exécution de la tâche. Chez les personnes plus âgées, les deux boucles ne s'activaient que lorsque la nouvelle tâche était présentée, donc au moment de l'action.

"Cela nous montre qu'avec l'âge nous n'ajustons le tir que lorsque c'est absolument nécessaire, affirme Oury Monchi. Ça ne se fait pas consciemment, mais le cerveau plus expérimenté cherche à économiser ses énergies et à optimiser ses ressources. C'est une bonne stratégie de vie qui nous permet d'être moins angoissé et plus sage alors que les jeunes cherchent à anticiper ce qui va arriver. Cette tendance est encore plus forte chez les enfants."

D'aussi bonnes performances

Les résultats indiquent que les sujets du groupe plus âgé ne commettaient pas plus d'erreurs que ceux du groupe plus jeune, bien que le temps d'exécution ait été un peu plus long dans le premier groupe.

"Vieillir n'implique pas automatiquement un déclin cognitif, conclut le Dr Monchi. Le déclin est plutôt lié à la mauvaise santé et nous savons que l'activité physique et mentale de même qu'une saine alimentation nous aident à rester en santé."

Pour le chercheur, ces travaux qui nous éclairent sur le fonctionnement cérébral ouvrent la voie à des thérapies cognitives destinées à assurer un vieillissement optimal tant chez les personnes souffrant de maladies neurodégénératives que chez celles en santé.

Ces travaux paraitront dans le prochain numéro de Cerebral Cortex et sont présentement accessibles sur le site Web de la revue.

Daniel Baril

mardi, septembre 06, 2011

L’AGORA EST DANS LE CIEL !

05 septembre 2011

L’AGORA EST DANS LE CIEL !

Émergence : de la fourmi à la fourmilière, de l’abeille à la ruche (3)
Poursuite de cette promenade parmi les propriétés étonnantes des fourmilières, toujours largement inspiré par les émissions de Jean-Claude Ameisen. Après avoir été capable de construire un radeau insubmersible, avoir inventé l’agriculture et l’élevage(1), les voilà qui sont capables de :
  • Trouver le plus court chemin entre deux points : elles peuvent faire émerger de solutions optimales à partir de connaissances uniquement locales. Pour cela, elles explorent le territoire au hasard et laissent des phéromones qui recrutent des autres fourmis : plus le chemin est court, moins il y a d’évaporation et donc davantage de recrutements, et au bout d’un moment, tout le monde passe par le voie la plus rapide. Elles savent même gérer des réseaux dynamiques, complexes et changeants, car elles savent aussi mémoriser une direction. 
  • Optimiser la circulation : avec elles, jamais d’embouteillages. Et souvent des soldats immobiles sont sur les côtés pour protéger le flux.
  • S’adapter en fonction de leur environnement : l’expérience individuelle vient compléter, voire infléchir le conditionnement originel. Ainsi chez certaines familles de fourmis, si une exploratrice ne trouve jamais de nourriture, elle finit par se spécialiser dans des tâches internes à la fourmilière. A l’inverse, celles qui ont du succès, sortent de plus en plus. Bel exemple de plasticité cérébrale collective
Les abeilles de  leur côté ne sont pas en reste, car elles peuvent :
  •  Faire part à leurs congénères de leurs découvertes : de retour à la ruche, en exécutant comme une danse, elles communiquent le résultat de leurs recherches. La qualité de la découverte est donnée par la vitesse du retour final et le nombre de circuits, la direction par l’angle de la montée par rapport à la verticale, la distance par la durée de la montée. Ensuite, à cette distance et dans cette direction, les abeilles n’ont plus qu’à chercher l’odeur dont l’abeille d’origine était imprégnée. Et comme elles sont sensibles à la polarisation de la lumière, aux rayons ultra-violets, elles trouvent leur chemin même si le soleil est caché. Pratique, non ? Et une vidéo pour vous montrer la danse de l'abeille :

  • Procéder par démocratie majoritaire : la colonie ne décidera la localisation de la nouvelle ruche qu’après un vote démocratique et collectif. Comment ? Facile… D’abord plusieurs centaines d’abeilles partent séparément à la recherche d’un nouveau site adéquat. Chacune procède à une évaluation attentive (volume de la cavité, isolement thermique, isolement par rapport à l’humidité et la pluie, taille de l’ouverture – ni trop grande, ni trop petite -), puis revient pour faire un compte-rendu dansé. Les éclaireuses qui n’ont rien trouvé, si elles sont séduites par la danse, vont à leur tour évaluer le site potentiel. Ainsi petit à petit, les destinations les plus intéressantes recrutent de plus en plus d’éclaireuses. Une option se dégage, et à un moment, il y a un consensus qui se fait et toute la colonie s’envole.                                                     

mardi, juillet 26, 2011

SpiNNaker : un million de processeurs ARM pour simuler le cerveau humain

Bon d'accord, mais cette expérience a lieu depuis longtemps. Depuis des années, des dizaines de millions de processeurs "intelligents" se connectent en réseau. Cela s'appelle Internet.
L'idée que ce métacerveau devienne (réellement) intelligent est celle de Joël de Rosnay, avec son Cybionte (http://fr.wikipedia.org/wiki/C​ybionte).
Voir également mon article paru en 1990 (http://goo.gl/EOvPa)

dimanche, juillet 24, 2011

Joël de Rosnay: «L’homme du futur sera relié au cerveau planétaire»

"Je considère que mon rôle, comme pédagogue et écrivain, ce n’est pas seulement d’aider les gens à comprendre le futur, mais de les aider à construire leur futur. L’idéal étant que chacun d’entre nous ait finalement envie de construire quelque chose, pour soi et pour les autres." - Joël de Rosnay -

samedi, juillet 23, 2011

Automates Intelligents

"Ce serait là quelque chose d'assez excitant d'entendre un homme politique avoir le culot de sauter ce pas, dire que dans l'ordre de la complexité, il n'y a pas que les villes, les organismes internationaux ou les multinationales, mais aussi un embryon de système planétaire, dont on ne sait rien mais qui va nous aider à comprendre ce que nous sommes, par le fait que nous allons nous intégrer à quelque chose qui nous dépasse." - Joël de Rosnay -

Enseignement : du Pasteur au Passeur

“ La recherche doit réguler sa démarche encyclopédique d'accumulation des connaissances pour s'ouvrir à  l'approche systémique de la recombinaison des savoirs. ” - Joël de Rosnay

Une maison en kit à... 500 euros !

Et le bungalow du Carrefour-GB à 330 € ?

vendredi, juillet 22, 2011

En image : spectaculaire retour d'Atlantis sur Terre

Toute une époque qui prend fin…

Attendre 2015, paraît-il, pour voir la succession de la navette…

dimanche, juillet 17, 2011