vendredi, janvier 27, 2012

Nano-médecine: mimer la structure cellulaire


En nano-médecine, les principaux enjeux sont de maîtriser la synthèse de vecteurs extrêmement petits contenant un ou plusieurs principes actifs, et de les libérer au moment voulu, à l'endroit souhaité, sous une forme et à une dose contrôlées. Des chercheurs du Laboratoire de
chimie1 (La chimie est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière.) des polymères organiques (CNRS / Université2 (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures)....) Bordeaux 1 / Institut polytechnique de Bordeaux) viennent de parvenir à encapsuler des nano-vésicules dans une vésicule un peu plus grande. De telles structures emboîtées miment l'organisation3 (Une organisation est) en compartiments d'une cellule. La reproduire est une première étape majeure avant de pouvoir y déclencher des réactions de façon contrôlée. Ces travaux ouvrent d'ores4 (ORES, l'Opérateur des Réseaux Gaz & Électricité est le l'opérateur des réseaux de distribution d'électricité et de gaz pour les 8 gestionnaires du secteurs mixte en...) et déjà des perspectives inédites en termes d'encapsulation5 (L'encapsulation en général est la notion de mettre une chose dans une autre. En imageant, on peut voir que cette chose est mise dans une capsule. En particulier, on peut retrouver ce terme dans plusieurs domaines :) multiple, de réacteurs compartimentés et de vecteurs administrés par de nouvelles voies de délivrance (absorption orale par exemple). Ces résultats ont fait l'objet6 (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par une étiquette verbale. Il est défini par les relations...) d'une publication le 27 janvier 2012 dans Angewandte Chemie International Edition.
Les principaux nano-vecteurs de médicaments étudiés à ce jour7 (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début...) sont des vésicules lipidiques ou "liposomes". Leurs analogues à base de polymères ou "polymersomes" ont été découverts il y a une dizaine d'années. Ils présentent plusieurs avantages: plus stables et plus imperméables que les liposomes, ils s'avèrent plus facilement "fonctionnalisables et modulables" (il est possible par exemple de synthétiser un polymère thermosensible ou bien capable de reconnaître certaines cellules, notamment tumorales). L'équipe coordonnée par Sébastien Lecommandoux conçoit depuis 10 ans des polymersomes "intelligents" à base de polypeptides dont les propriétés et structures sont analogues à celles des virus.

Schéma représentant les polymersomes externes marqués par un fluorophore vert encapsulant les polymersomes internes "rouges", ainsi que leur équivalent imagé en microscopie8 (La microscopie est l'observation d'un échantillon (placé dans une préparation microscopique plane de faible épaisseur) à travers le microscope. La microscopie...) confocale
par disque9 (Le mot disque est employé, aussi bien en géométrie que dans la vie courante, pour désigner une forme ronde et régulière, à l'image d'un palet — discus en...) rotatif.
© Laboratoire de chimie des polymères organiques
(CNRS / Université Bordeaux 1 / Institut polytechnique de Bordeaux)

Pour aller plus loin dans le mimétisme et l'inspiration biologique, une étape devait être franchie: encapsuler ces polymersomes les uns dans les autres. Ce cloisonnement permet de mimer la structure d'une cellule, elle-même constituée de compartiments (des petites organelles1 internes, sièges de milliers d'interactions et de réactions quotidiennes) et d'un cytoplasme viscoélastique, lui conférant entre autres une certaine stabilité mécanique10 (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de transmission,...). Mais, former de manière contrôlée des polymersomes emboités les uns dans les autres s'avère complexe.
Les chercheurs sont parvenus à cette prouesse en utilisant une méthode d'émulsion/centrifugation originale, simple d'utilisation, peu coûteuse en temps11 (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les éléments qui le composent bougent, se transforment...) et en produits, et surtout très efficace. Par imagerie, ils ont ensuite mis en évidence, à l'aide de marqueurs fluorescents, la formation d'une structure "emboîtée" de polymersomes dans un autre. Maîtriser cette compartimentation permet désormais d'envisager l'encapsulation de multiples composés (dans les multiples polymersomes internes) au sein d'un même vecteur12 (En mathématiques, le vecteur est un objet véhiculant plus d'information que les nombres usuels, ou scalaires, et sur lequel on peut effectuer des opérations simples.). C'est ce qu'ont démontré les chercheurs dans un second temps: ils ont encapsulé deux populations de polymersomes internes différents dans un polymersome unique plus grand. Au vu de leurs résultats, il est envisageable d'incorporer un nombre13 (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d'unités ou une fraction d'unité.) de vésicules distinctes beaucoup plus important. Cette capacité s'avère très intéressante pour la vectorisation combinatoire14 (En mathématiques, la combinatoire, appelée aussi analyse combinatoire, étudie les configurations de collections finies d'objets ou les combinaisons d'ensembles finis, et les dénombrements.), en oncologie par exemple, où la faculté de pouvoir délivrer des composés actifs (parfois incompatibles) au sein d'un même vecteur est recherchée.
Ces structures originales pourraient par ailleurs être utilisées en tant que réacteurs compartimentés, en catalyse15 (La catalyse est l'action d'un catalyseur sur une transformation chimique.) ou dans le domaine biomédical. Les chercheurs sont parvenus à encapsuler trois molécules fluorescentes différentes2 (utilisées comme "molécules modèles" de principes actifs) dans les trois compartiments différents que recèlent ces structures, à savoir la membrane du polymersome externe, la cavité aqueuse du polymersome externe et la membrane des polymersomes internes3. On pourrait donc envisager d'encapsuler des réactifs différents dans différents compartiments des polymersomes ou bien de contrôler le déclenchement de réactions différentes, en cascade dans ces polymersomes.
Outre une meilleure protection des principes actifs encapsulés, l'autre intérêt de cette "mise en boite" réside dans un meilleur contrôle16 (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.), une modulation plus fine des propriétés de perméabilité des vésicules. Les chercheurs ont modélisé cela via une expérience de libération in vitro d'un agent anticancéreux, la doxorubicine (DOX), incorporé dans les polymersomes internes. La DOX est effectivement libérée plus vite (environ deux fois) lorsqu'elle est intégrée dans des nanopolymersomes classiques, que lorsque ceux-ci sont eux-mêmes encapsulés dans des polymersomes externes.
A ce jour, les chercheurs sont les premiers à présenter ce type d'encapsulation multiple et contrôlée dans des vésicules compartimentées, en particulier polymères, contenant également un mime du cytosquelette: ainsi, la structure cellulaire complète est reproduite4. Prochaine étape: parvenir à utiliser cette "mise en boîte" pour effectuer des réactions chimiques contrôlées sur des volumes de l'ordre de l'attolitre (10^-18 litre) dans un milieu confiné.

Courbes cinétiques de libération de la DOX pour les différentes structures.
© Laboratoire de chimie des polymères organiques
(CNRS / Université Bordeaux 1 / Institut polytechnique de Bordeaux)


En haut, encapsulation de deux types de populations de polymersomes internes, les uns "verts", les autres "rouges". En bas, encapsulation dans tous les types de compartiments possibles ; membrane externe (bleue), cavité du polymersome externe (verte), polymersomes internes (rouges).
© Laboratoire de chimie des polymères organiques
(CNRS / Université Bordeaux 1 / Institut polytechnique de Bordeaux)
Notes:
1- Petites structures internes différenciées (délimitées par une membrane) de la cellule vivante exerçant une fonction spécialisée dans la cellule.
2- Trois couleurs ont été utilisées dans le cas présent: bleu17 (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle...), vert et rouge18 (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.).
3- Les polymersomes internes présentent aussi une cavité, mais leurs tailles sont trop faibles pour distinguer membrane et cavité.
4- Polymersomes in “gelly” Polymersomes: towards structural cell mimicry. Maïté Marguet, Olivier Sandre, Sébastien Lecommandoux. Langmuir 2012 (DOI: la-2011-04018w).
Référence:
Polymersomes in polymersomes: multiple loading and permeability tuning19 (Le terme tuning se rapporte à la personnalisation d'un véhicule routier (automobile, motocyclette, camionnette) de série. Il se caractérise en général, par...). Maïté Marguet, Lise Edembe, Sébastien Lecommandoux. Angewandte Chemie International Edition. Papier le 27/01/2012 (DOI: 10.1002/anie.201106410).

La vulgarisation en retard sur la psychologie

 
 
sciencepresse.qc.ca

La vulgarisation en retard sur la psychologie

En psychologie, on appelle «biais de confirmation» cette tendance, que nous avons tous, à surtout retenir l’information qui nous fait nous sentir bien. Voilà une notion drôlement importante pour qui veut comprendre pourquoi son article préféré n’est pas lu ou son sujet préféré n’est pas re-twitté!
Pour les psychologues, ce n’est pas du neuf. Mais les théories de la communication scientifique et du journalisme tiennent très peu compte des progrès vécus depuis 20 ans par la psychologie et son compagnon des temps modernes, la neurologie.
Par exemple, un communicateur et un psychologue viennent de publier The Debunking Handbook1, un livret de 8 pages qui vise à faire comprendre aux scientifiques et aux vulgarisateurs que ce qui importe, ce n’est pas juste de s’attaquer aux fausses croyances et de démythifier (debunking). Psychologie et neurologie nous révèlent en effet que ce n’est pas ce que savent ou pensent les gens qui est important, mais comment ils le pensent (how they think). Avec quelle intensité le pensent-ils.
Ce livret explore un fait surprenant: démythifier peut parfois renforcer le mythe dans l’esprit des gens. Les communicateurs doivent être conscients des différents contre-effets, et de la façon de les éviter.
Exprimé autrement, c’est le syndrome du déficit de connaissances2: un communicateur et un scientifique font fausse route s’ils continuent de s’accrocher à la prémisse suivant laquelle le public est ignorant, et qu’il suffit donc de lui insuffler les connaissances pour que le courant passe.
Même des politologues commencent à s’intéresser à la psychologie, non pas celle des politiciens, mais la psychologie de ceux qui reçoivent le message —les électeurs, autrement dit— comme en témoigne cet article, que signalait le collègue Chris Mooney qui prépare un livre là-dessus, un article paru dans Science en 2008: « Biologie, politique et l’émergence d’une science de la nature humaine3 ».
Plus récemment, en 2010, deux autres politologues publiaient une étude intitulée «When Corrections Fail: The Persistence of Political Misperceptions4», où ils prenaient acte du fait qu’une «très vaste littérature se penche sur l’ignorance du citoyen, mais que très peu de recherches ciblent les idées fausses».
Quand même les structures du cerveau sont affectées
On pourrait alléguer que la psychologie est loin d’être une science exacte, et que les communicateurs devraient attendre avant de sauter aux conclusions, mais il se trouve que la neurologie vient appuyer tout cela d’étonnante façon. Une recherche parue en 20115 dans le Journal of Neuroscience avance que le «biais de confirmation» active, dans le cerveau, davantage d’hormones chez certains individus. Peut-être avons-nous des gènes qui prédisposent davantage certains d'entre nous à rechercher ce qui confirmera nos convictions... de la même façon que certains ont besoin de leur dose de chocolat ou de drogue.
Bref, un «high» de confirmation!
Encore une étude, dont l’un des signataires, l’Australien Stephan Lewandowsky, est co-auteur du Debunking Handbook. En 2011 dans Psychonomic Bulletin & Review6, ces experts en sciences cognitives ont proposé une méthode d’analyse du phénomène suivant: une information que j’encode dans mon cerveau comme étant vraie, même après avoir été démontrée fausse, continuera d’influencer ma mémoire et mon raisonnement.
Encore une: parue en 2011 dans Current Biology7 (et menée sur 90 étudiants), elle conclut que les structures du cerveau présenteraient des différences mesurables, suivant que la personne penche, politiquement, plus à gauche ou plus à droite.
Dans Social Neuroscience en 20098, on pointait des «zones d’activation» du cerveau différentes, suivant que la personne s’identifie à l’une des quatre idéologies9 définies par les chercheurs.
Et dès 2007, une méta-étude (une synthèse de 67 recherches parues ailleurs) dans Nature Neuroscience10 pointait des façons d’apprendre différentes entre « libéraux » et « conservateurs » américains.
Où tout cela conduit-il les communicateurs scientifiques, les journalistes, les vulgarisateurs? Eh bien si toutes ces découvertes continuent de se vérifier, c’est la façon de penser la communication scientifique «du haut vers le bas» —en bas, c’est le public— qui aura besoin d’un sérieux recalibrage —une réorientation davantage dans une perspective de dialogue que d'autorité. Sinon, avec la multiplication des sources sur Internet, nous nous condamnerons à ne parler qu’à des auditoires de plus en plus petits : uniquement les gens qui étaient déjà intéressés par le sujet, mais en plus, uniquement ceux qui pensent comme nous. Ceux et celles qui ont un cerveau avec des connexions similaires au nôtre, en quelque sorte.

jeudi, janvier 26, 2012

Une nano-oreille permet de détecter des sons de -60 dB

Une nano-oreille permet de détecter des sons de -60 dB: Une équipe de physiciens du cluster d'excellence "Nanosystems Initiative Munich" (NIM) dirigée par Andrey Lutich, de l'Université Ludwig-Maximilian de Munich (LMU - Bavière), a découvert un...

mardi, janvier 24, 2012

La longueur des télomères indicatrice de longévité ?

La longueur des télomères indicatrice de longévité ?: Depuis plusieurs décennies, des biologistes avaient déjà fait le rapprochement entre la durée de vie et le raccourcissement des télomères. Pour approfondir les recherches, une équipe de scientifiques...

vendredi, janvier 20, 2012

Rester assis au bureau met à mal la santé

Rester assis au bureau met à mal la santé: Le travail, c'est la santé... seulement si l'on ne reste pas assis toute la journée ! Une nouvelle étude montre que les employés restent en moyenne sur leur chaise plus de 5 heures 30 par jour. Une situation qui n'est pas sans conséquences pour la santé.

D'après une étude présentée la semaine dernière lors de l'Annual Occupational Conference de la British Psychological Society à Chester, en Angleterre, plus on reste assis, plus on risque...

Record : IBM réalise une mémoire magnétique avec 12 atomes

Record : IBM réalise une mémoire magnétique avec 12 atomes: Si les puces continuent encore de suivre la loi de Moore, la taille des mémoires magnétiques continue elle aussi de diminuer : des chercheurs d'IBM annoncent avoir stocké un bit d'information avec seulement douze atomes. De quoi espérer dans un avenir proche des mémoires au moins cent fois plus petites.

IBM est toujours à la conquête du nanomonde. Ses chercheurs le prouvent en réussissant à stocker un bit d'information avec seulement douze atomes de fer...

mardi, janvier 17, 2012

Des nano-oreilles pour écouter des cellules, des bactéries et des virus

Des nano-oreilles pour écouter des cellules, des bactéries et des virus: Un million de fois plus sensible qu'une oreille humaine, ce microphone invisible à l'œil nu, formé par une particule d'or portée par des faisceaux laser, permettrait d'écouter les bruits émis par des cellules, des bactéries ou des virus. Les écouter donnerait accès à un univers sonore inconnu et offrir un nouveau moyen de les étudier. En médecine, on pourrait par exemple écouter les gobules rouges...

L'utilisation de la technologie laser est la source de nombreuses innovations...

jeudi, janvier 12, 2012

ADN : notre durée de vie serait-elle prédite par les télomères ?

ADN : notre durée de vie serait-elle prédite par les télomères ?: La longueur des télomères, petites structures protégeant les extrémités des chromosomes, indiquerait la longévité possible des animaux. C'est ce que confirme pour la première fois une étude menée durant plusieurs années sur des oiseaux diamants mandarins.

Les chromosomes sont protégés à leurs extrémités par des télomères, séquences d'ADN répétitives ne codant pour aucune information. Les télomères évitent l'effilochage des...

mercredi, janvier 04, 2012

Actualité > Séniors : bien manger permettrait de ne pas réduire la taille du cerveau

Actualité > Séniors : bien manger permettrait de ne pas réduire la taille du cerveau

La médecine veut des nano-aimants : des bactéries savent les fabriquer

La médecine veut des nano-aimants : des bactéries savent les fabriquer: En imagerie médicale et en médecine, les nano-aimants peuvent rendre des grands services. Pour les fabriquer, des scientifiques ont eu une idée : faire appel à des bactéries productrices d'un type particulier de nano-aimants, faits non de magnétite mais de greigite.

À lire, le dossier complet sur les nanotechnologies

On sait qu'il est possible de marquer certaines cellules avec des nano-aimants. Surtout, ce marquage ne pose aucun problème de santé et la biocompatibilité a...

mardi, janvier 03, 2012

La perte de mémoire pourrait être due à des AVC silencieux

La perte de mémoire pourrait être due à des AVC silencieux: Des accidents vasculaires cérébraux (AVC) non détectés semblent être l'une des causes du déficit de mémoire, selon une étude américaine. Cela apporte une explication supplémentaire au déclin de certaines capacités cognitives. Et peut-être à la maladie d'Alzheimer...

Les accidents vasculaires cérébraux sont plus fréquents qu'on ne le croit. Mais la plupart du temps ils se révèlent asymptomatiques, ne touchant que quelques neurones. On les dit silencieux. Il semblerait...

lundi, janvier 02, 2012

Actualité Vers des circuits électroniques autocicatrisants

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Actualité Des gorilles en train de s'accoupler étonnent les chercheurs

Actualité Des gorilles en train de s'accoupler étonnent les chercheurs

Mangez moins et votre cerveau restera jeune plus longtemps !

Mangez moins et votre cerveau restera jeune plus longtemps !: Produite lors d'un apport calorique faible, la protéine CREB-1 ralentit le vieillissement du cerveau en modifiant l'expression de certains gènes. Les chercheurs italiens à l'origine de l'étude espèrent que des thérapies découleront de cette découverte.

On savait déjà que pour vivre plus longtemps, il fallait manger moins. Non seulement parce que les maladies liées à l'obésité abrègent souvent les existences, mais aussi parce qu'un régime pauvre en sucres prolonge la durée de vie des...

samedi, décembre 31, 2011

Who notes the note-takers?

Qui note les preneurs de notes ?

Tony Buzan est l’inventeur de l’outil de mémoire Mind Map. Il est également consultant pédagogique et conseille des gouvernements et des organisations gouvernementales en Angleterre, à Singapour, au Mexique et en Australie. Ses produits sont utilisés dans 150 pays en 30 langues, le plus récent étant le logiciel iMindMap, qui en est maintenant à ses 5ième , sorti en 2006 et disponible sur PC, iPad et iPhone.

Tony Buzan a développé la carte mentale pendant son temps dans l’éducation, remarquant des incohérences entre l’intelligence réelle et ce que le système éducatif percevait comme de l’intelligence. « Mon meilleur ami pouvait identifier n’importe quel être vivant par son modèle de vol... Et l’école le traitait de stupide et moi de brillant... parce que j’ai eu 100% dans un test de nature... J’ai soudain été frappé par le fait que le système scolaire n’identifiait pas correctement qui était intelligent et qui ne l’était pas... alors j’ai commencé à enquêter sur ma façon de penser.

À l’université, Tony a remarqué que ses notes commençaient à baisser et s’est rendu compte que « des notes standard à l’encre bleue et noire écrites sur des lignes » le laissaient tomber. Je suis allé voir le bibliothécaire et je lui ai dit : « J’ai besoin d’un livre sur la façon d’utiliser mon cerveau ». Elle m’a dit : « La section médicale est là-bas ». Réalisant que la recherche sur la façon dont nous apprenons comportait des lacunes importantes, Tony a commencé à « enquêter sur la nature de la prise de notes » : « J’avais l’habitude de prendre les idées clés et de les mettre sur des cartes mémoire. Au fil des ans, j’ai ajouté de la couleur... puis a commencé à développer des images... J’ai étudié les grands penseurs et le genre de notes qu’ils ont prises, en particulier Léonard de Vinci et Thomas Edison... La MindMap a évolué à la fin des années 50... et s’est imposé avec la série télévisée de la BBC en 1974. Le reste appartient à l’histoire... en cours de réalisation ».

La MindMap a parcouru un long chemin depuis lors et dispose désormais de son propre logiciel, iMindMap, que Tony décrit comme « un rêve devenu réalité ». Le forfait de base est disponible gratuitement avec trois autres mises à niveau coûtant 29,00 £ entre 149 £. Qu’il s’agisse de Mind Mapping sur votre iPad ou sur papier avec un nouveau paquet de Crayolas, Tony a des conseils à garder en tête. « Assurez-vous de bien utiliser la couleur. Développez l’idée de penser en images et d’établir des liens. Maintenez-vous en forme physiquement, en particulier aérobie. Si vous n’êtes pas en forme... votre cerveau recevra un carburant de qualité inférieure ».

L’accent mis par la technique sur les mots clés et la couleur l’a rendue particulièrement utile aux personnes ayant des difficultés d’apprentissage telles que la dyslexie et le TDAH. « Le problème pour les élèves dyslexiques, c’est qu’ils ont des difficultés avec... structure grammaticale et mots... La MindMap élimine immédiatement 90% de cela en se concentrant sur les images et les mots clés... qui ne représentent que 10% des notes que les gens prennent normalement ».

Tony dit que l’utilité de la carte mentale n’est pas limitée à une discipline. « Les étudiants en chimie les utilisent, les étudiants en histoire, les étudiants en droit... La Mind Map est fondamentalement un outil de réflexion... donc quel que soit le sujet que vous traitez, la carte mentale sera utile ». Décrite comme « le couteau suisse du cerveau », c’est la polyvalence de la carte mentale qui a permis à la carte mentale d’exploser en un tel phénomène mondial. « Pas seulement au Royaume-Uni, mais dans le monde entier. À Singapour, ils font désormais partie du programme d’études standard. En Malaisie, ils le sont, ils le deviennent en Chine. Il y en a beaucoup en Nouvelle-Zélande et en Australie... Le Mexique a maintenant une université appelée TecMilenio qui compte 40 campus et chacun de ses quelque 40 000 étudiants doit suivre un cours de 100 heures en Mind Mapping... C’est déjà en train de devenir [similaire au Royaume-Uni]. De nombreuses écoles l’utilisent. La LSE l’utilise.

Buzan forsees a very promising future for the Mind Map.“At the moment it seems to be accelerating exponentially so I would say that in ten years Mind Mapping will be the standard student form of note taking…It will be in kindergarten, it will be in secondary and tertiary education and throughout society and business…It will be to the 21st Century what linear note taking was to the industrial age”.

It’s definitely worth giving MindMapping a try, especially since the basic software package is free and easy to use. Any freshers struggling with scrawling out reams of notes from a text or failing to make anything from what you jotted down in a trance during a lecture, this may be the answer to all your problems.
Dom Gilchrist


De plus en plus d'amateurs s'amusent à bricoler... le vivant

De plus en plus d'amateurs s'amusent à bricoler... le vivant: Avec les techniques de la biologie moléculaire, il devient de plus en plus facile de refaçonner le vivant. Des amateurs, dans les garages ou dans les labos, rivalisent d'ingéniosité pour créer des bactéries aux propriétés parfois étonnantes.

La biologie tend-elle à devenir un jeu de Lego avec des briques biologiques ? Les méthodes du « do it yourself » (DIY), du bidouillage isolé dans un garage, qui ont permis des percées dans l'informatique, s'étendent aussi aux...

vendredi, décembre 30, 2011

Et pourquoi pas des éoliennes volantes ?

Et pourquoi pas des éoliennes volantes ?: Les énergies renouvelables ont le vent en poupe mais restent assez chères. Certains ont des idées : un ingénieur américain a utilisé sa passion pour le kite-surf pour développer une éolienne volante produisant de l'électricité à moindre coût.

Le vent est actuellement exploité pour produire de l'électricité grâce à des éoliennes. Cependant, des contraintes techniques limitent leur taille. Bien qu'elles puissent atteindre 100 m de hauteur au niveau du rotor et que les pales...

Les pigeons peuvent ordonner les chiffres

Les pigeons peuvent ordonner les chiffres: Aussi bien que les macaques, les pigeons sont capables d'apprendre les règles numérales basiques, à savoir l'ordre des chiffres. Pourtant, on pensait cette capacité réservée aux primates. Il n'en est rien. L'expression « cervelle de moineau » pourrait bien perdre son sens...

Les pigeons savent-ils compter ? Presque... Une équipe de chercheurs de l'université d'Otago, en Nouvelle-Zélande, vient de montrer qu'ils étaient capables de trier des ensembles en fonction du nombre d'articles...

De la lumière créée à partir du vide

De la lumière créée à partir du vide: Des chercheurs de l'Université de technologie Chalmers, à Göteborg, en Suède, ont réussi à créer de la lumière à partir du vide, phénomène de mécanique quantique prédit il y a plus de 40 ans mais...

jeudi, décembre 29, 2011

De mystérieux fossiles lèvent le voile sur l'origine des animaux

De mystérieux fossiles lèvent le voile sur l'origine des animaux: Des fossiles vieux de plus de 570 millions d'années livrent de nouveaux secrets sur l'évolution des animaux à partir d'une cellule unique. Ces fossiles étranges ne seraient ni des bactéries, comme certains le pensaient, ni des cellules animales, comme d'autres le croyaient. Mais alors que sont-ils ?

Doushantuo est une région du Sud de la Chine où des fossiles composés d'amas cellulaires et âgés de 570 millions d'années ont été découverts en 1998. Pour certains chercheurs,...

Paul Davies veut chercher un monolithe noir ET sur la Lune

Paul Davies veut chercher un monolithe noir ET sur la Lune: Le physicien théoricien et exobiologiste Paul Davies, usant de son poids médiatique, veut donner une nouvelle impulsion à une vieille idée : rechercher d'anciennes traces de civilisations ET sur la Lune. Et ce, propose-t-il, grâce à la science citoyenne, les internautes scrutant les données de la sonde lunaire LRO.

Paul Davies est très connu dans le monde anglo-saxon, et pas seulement parce qu'il a été, comme Bernard d'Espagnat, le récipiendaire du prix Templeton....

Kinect Fusion et Lightspace, les projets futuristes de Microsoft

Kinect Fusion et Lightspace, les projets futuristes de Microsoft: Le laboratoire de recherche de Microsoft a ouvert ses portes pour présenter quelques-unes de ses nouvelles inventions. Au programme : de la réalité augmentée grâce à l'inépuisable Kinect et le projet Lightspace, pour travailler sans bureau mais avec les mains.

Quoi de neuf chez Microsoft ? Pour le savoir, rien ne vaut une visite de la tour 99 de son campus de Redmond. C'est l'un des plus vieux laboratoires de l'éditeur. À l'intérieur, les chercheurs se grattent les méninges pour...

lundi, décembre 26, 2011

Un biocarburant directement produit par la photosynthèse

Un biocarburant directement produit par la photosynthèse: En modifiant astucieusement les rouages de la photosynthèse réalisée par des bactéries, des chercheurs sont parvenus à leur faire fabriquer de l'hydrogène gazeux. De quoi transformer ces micro-organismes en usines à fabriquer du biocarburant utilisable dans les piles à combustible.

Pour produire le dihydrohène (H2) utilisable dans les piles à combustible génératrices d'électricité, à qui on promet de nombreuses utilisations, comme la voiture électrique, les scientifiques explorent...

Une bactérie produisant des nano-aimants

Une bactérie produisant des nano-aimants: Un consortium international, impliquant des chercheurs du CEA (1), du CNRS et des universités de la Méditerranée et Pierre et Marie Curie, ainsi que des chercheurs du DOE (2) à Ames (USA), des...

vendredi, décembre 23, 2011

Dopage génétique : inhiber une protéine pour devenir supermusclé

Dopage génétique : inhiber une protéine pour devenir supermusclé: En inhibant une protéine nommée NCoR1, des chercheurs ont métamorphosé des souris, les rendant deux fois plus musclées. S'il s'agit bel et bien d'un moyen rapide et efficace pour gagner de la masse musculaire, les personnes âgées ou les myopathes pourraient en tirer des bénéfices. Mais certaines dérives sont également possibles...

Si la performance peut paraître grotesque, elle pourrait faciliter bon nombre d'existences, notamment celle de toutes les personnes atteintes de myopathie. La célèbre...

jeudi, décembre 22, 2011

IBM Five in Five : 5 innovations qui changeront nos vies d'ici 5 ans

IBM Five in Five : 5 innovations qui changeront nos vies d'ici 5 ans: Chaque année, depuis six ans, IBM dévoile son « Five in Five », une liste de cinq innovations majeures censées se produire dans les 5 ans qui viennent. Cette année, ses prédictions se concentrent sur les notions de télépathie pour contrôler nos appareils du quotidien, de biométrie pour s'identifier mais aussi sur la fin du spam.

IBM vient de présenter son « Five in Five », autrement dit sa liste des cinq innovations sélectionnées parmi les travaux en laboratoires de recherche de...

Des planètes ont survécu à leur ingestion par une géante rouge

Des planètes ont survécu à leur ingestion par une géante rouge: Les recherches sur les exoplanètes conduisent de surprise en surprise. Chaque nouvelle découverte défie les modèles élaborés à partir des connaissances tirées de notre système solaire et contribue...

mercredi, décembre 21, 2011

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Stonehenge : l'origine des pierres bleues enfin connue...: Stonehenge est certainement l'ensemble mégalithique le plus célèbre au monde. Il doit notamment sa célébrité à l'importance de la taille des mégalithes qui le composent et à sa sophistication architecturale. Alors que les scientifiques résolvent peu à peu les énigmes liées à sa structure et à sa fonction au cours de l'histoire, des incertitudes planaient encore jusqu'il y a peu sur la provenance de certaines des pierres composant l'édifice. Jusqu'il y a peu... car deux chercheurs viennent de...

lundi, décembre 19, 2011

OGM : s'en nourrir ne serait pas nocif

OGM : s'en nourrir ne serait pas nocif: Les OGM font débat, pour des raisons éthiques, socioéconomiques ou sanitaires. Mais une étude française vient d'apporter la preuve que les OGM ne sont pas toxiques pour les organismes qui s'en nourrissent. Pourtant des voix dissonantes persistent.

Un des grands débats des OGM porte sur la question de leur dangerosité sanitaire. Si les anti-OGM semblent persuadés de leur danger, ils ont pourtant du mal à trouver des études scientifiques sérieuses l'attestant. Depuis quelques...

samedi, décembre 17, 2011

Actualité Une pile microbienne produit du courant... et dépollue l'eau

 

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Des bactéries qui produisent de l'électricité en se nourrissant sur la racine de plantes vertes ou même en dépolluant des eaux usées : c'est le principe des piles microbiennes, sur lesquelles des chercheurs rennais travaillent. Pas encore de quoi éclairer une ville entière, mais un jour, peut-être...

Les piles microbiennes qui fonctionnent en symbiose avec les plantes font partie du programme de recherche PlantPower. © PlantPower

Les piles microbiennes qui fonctionnent en symbiose avec les plantes font partie du programme de recherche PlantPower. © PlantPower

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Produire de l'électricité grâce à des bactéries tout en dépolluant les eaux usées, c'est ce qu'une équipe de recherche de l'université de Rennes est parvenue à faire, pour l'instant à petite échelle. L'idée, déjà connue, est celle de la pile à combustible bactérienne (MFC, pour Microbial Fuel Cell).

Une pile à combustible est un générateur d'électricité dans lequel un élément réducteur (l'hydrogène) est oxydé sur l'une des électrodes, tandis qu'un oxydant - l'oxygène en général - est réduit sur l'autre électrode. La réaction d'oxydoréduction est catalysée grâce à du platine, le plus couramment. La réaction est l'inverse d'une électrolyse : la pile consomme de l'hydrogène et de l'oxygène et rejette de l'eau. On peut aussi faire réaliser ce travail à des bactéries, du moins des variétés vivant en anaérobie et relâchant des électrons lorsqu'elles consomment des nutriments.

Fonctionnement d'une pile à combustible. L'hydrogène est oxydé au contact de l'anode, ce qui libère un électron. L'ion hydrogène résultant est ensuite récupéré au niveau de la cathode, avec l'électron. Le dioxygène est alors réduit, ce qui forme de l'eau. © HandigeHarry, Wikipédia, domaine public

Eau usagée ou racines

L'espèce utilisée est Geobacter sulfurreducens. Elle ne vit pas d'oxygène et mieux, elle est dépendante du constituant que les chercheurs placent sur les électrodes. En échange, elle libère un électron, faisant ainsi fonctionner la pile. Le but des scientifiques est d'ailleurs de trouver les matériaux qui permettront un échange optimum entre l'électrode et les bactéries et qui entraîneront leur agrégation importante autour de l'électrode, sous forme de biofilm.

Non seulement ces bactéries produisent du courant, mais elles se nourrissent en outre d'eau polluée qu'elles purifient. Un système qui pourrait donc servir dans une usine de traitement, par exemple. Mais pas uniquement : lors d'une interview accordée à Ouest-France, Frédéric Barrière, responsable du projet, avait imaginé d'autres possibilités. Il suggérait que le dispositif puisse par exemple servir de signal de pollution : si les bactéries se nourrissent d'eaux usées, plus celles-ci sont polluées, plus la quantité d'électricité produite est importante. On pourrait ainsi obtenir directement un instrument électrique mesurant la pollution.

Au lieu d'eau usée, les bactéries peuvent aussi puiser leurs éléments nutritifs sur les racines des plantes, comme l'avaient expliqué des doctorants de l'université de Rennes dans un court métrage. Là encore la production de courant repose uniquement sur un processus naturel. Ces recherches entrent dans le cadre d'un projet - PlantPower - financé par l'Union européenne.

Le concept n'est pas nouveau et plusieurs travaux similaires ont déjà été réalisés, comme ceux du laboratoire de Génie chimique de Toulouse. Quoi qu'il en soit, les tensions électriques fournies par ces piles microbiennes ne sont pour l'instant que très faibles. Il s'agit simplement d'une étape montrant qu'il est possible de mettre en place de tels procédés.


mercredi, décembre 07, 2011

Ordinateur quantique : des diamants intriqués à température ambiante

Ordinateur quantique : des diamants intriqués à température ambiante: Un groupe de physiciens vient de montrer qu'il est possible de produire des états intriqués avec deux diamants macroscopiques... à température ambiante ! Voila de quoi doper le moral de ceux qui pensent que malgré l'obstacle de la décohérence, un ordinateur quantique performant est réalisable et existe peut-être déjà, le cerveau humain.

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Le concept d'ordinateur quantique, introduit il y a plusieurs décennies par Richard...

jeudi, décembre 01, 2011

Actualité Des robots-surveillants en test dans une prison sud-coréenne#xtor=RSS-8

Des robots-surveillants en test dans une prison sud-coréenne

Le design du robot-surveillant conçu par les chercheurs de l’université de Kyonggi a été travaillé afin que les détenus ne le perçoivent pas comme un engin menaçant. © Yonhap

Le design du robot-surveillant conçu par les chercheurs de l’université de Kyonggi a été travaillé afin que les détenus ne le perçoivent pas comme un engin menaçant. © Yonhap

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Au printemps 2012, le centre de détention de la ville sud-coréenne de Pohang (province de Gyeongsang) testera des robots de surveillance chargés d'assurer des rondes de nuit. Ils parcourront les couloirs de la prison et observeront les détenus dans leurs cellules. Équipés de caméras vidéo et de capteurs, ces robots sont capables de détecter un comportement suicidaire ou violent chez un détenu et de prévenir immédiatement les gardiens humains.

Ce projet d'un coût de 863.000 dollars (un peu plus de 648.000 euros) a été financé par le ministère coréen de la Justice et développé par des chercheurs de l'université de Kyonggi. Selon le service en charge des programmes correctionnels du ministère de la Justice, les robots n'ont pas vocation à remplacer les gardiens humains mais plutôt à alléger leur charge de travail afin qu'ils aient plus de temps à consacrer à leur mission d'encadrement et de réhabilitation.

Trois robots-surveillants ont été fabriqués. Ils mesurent 1,5 mètre de haut, pèsent 70 kilogrammes, sont montés sur quatre roues et se déplacent à la vitesse de la marche à pied.

Des robots-surveillants, pas des Terminator

Le professeur Lee Baik-chul qui est à la tête de cette expérimentation, a expliqué que l'une des préoccupations avait été de donner une physionomie rassurante à ces machines afin que les détenus ne les perçoivent pas comme des Terminator menaçants. Les formes sont donc arrondies, de couleur blanche et jaune et la tête du robot arbore une paire d'yeux avenants et esquisse un sourire. « Ces robots ne sont pas des Terminator. Leur travail n'est pas de sévir contre les détenus violents. Ils sont des assistants. Quand un détenu est dans une situation potentiellement mortelle ou gravement malade, il peut demander de l'aide rapidement », explique le professeur cité par l'agence coréenne Yonhap.

Les robots sont en effet équipés d'un système de communication radio qui permet à un détenu de communiquer directement avec un gardien et vice-versa. « Contrairement aux caméras de surveillance qui se contentent de surveiller les cellules sur des écrans, les robots sont programmés pour analyser diverses activités et identifier des comportements anormaux. »

La Corée du Sud fait figure de pionnier dans l'usage de la robotique pour suppléer ou aider les humains. L'année dernière, 29 robots-professeurs ont commencé à enseigner l'anglais à des élèves de plusieurs écoles de la ville de Daegu (sud de la Corée). Il ne s'agit pas de robots autonomes puisqu'ils sont en fait contrôlés à distance par de vrais enseignants. L'idée de ce projet est de pouvoir par exemple installer ces robots dans des zones rurales reculées où les cours d'anglais sont rares voire inexistants faute de professeurs.


Des robots sentinelles sont utilisés depuis 2006 pour surveiller la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. © Alice_in_Wonderland, Dailymotion

Un robot sentinelle armé

Dans un registre nettement moins pédagogique, des robots sentinelles sont utilisés depuis 2006 pour surveiller la zone démilitarisée, établie entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, qui s'étire sur 250 kilomètres. SGR-A1, c'est son nom, a été conçu par la filiale de Samsung dédiée à la défense. Le robot est équipé de caméras thermiques, de capteurs de mouvements, d'un logiciel de reconnaissance de formes et peut repérer une cible à 4 km de distance de jour et environ 2 km de nuit.

Grâce à un microphone et un système vocal, il peut ordonner à un ennemi de se rendre, de lever les mains en l'air et interpréter ce geste de reddition. Mais il est aussi équipé d'une mitrailleuse et d'un lance-grenade et peut faire feu automatiquement. L'expérience au centre de détention de Pohang doit débuter en mars 2012 pour une durée initiale d'un mois.