dimanche, novembre 13, 2011

Anticythère, machine surgie du fond des temps

Découverte en 1900 par des pêcheurs d'éponges, parmi des centaines d'objets provenant d'un navire romain ayant fait naufrage près de l'île d'Anticythère, la machine d'Anticythère est, à ce jour, le plus vieux mécanisme astronomique à engrenage connu et daterait du IIème siècle av. J.-C.

Cette découverte n'a cessé, depuis lors, d'intriguer les scientifiques et les historiens, voir le documentaire de présentation d'Anticytère http://www.arts-et-metiers.net/musee.ph ... ra&flash=f

Grâce aux instruments d'études modernes (scanner), ce sont près de 82 fragments conservés au Musée national archéologique d'Athènes qui ont permis de mettre au jour les éléments constitutifs du mécanisme: plus de 30 roues dentées, cadrans et autres surfaces en bronze sont couverts d'inscriptions astronomiques et mécaniques. Il pourrait s'agir d'un appareil montrant les positions du Soleil, de la Lune et des planètes par rapport aux calendriers civil et astronomique.

La machine d'Anticythère représente une synthèse des connaissances astronomiques et mécaniques de l'époque, mais qui en est le concepteur ? Combien d'exemplaires ont existé ? Par quelles subtilités mathématiques et mécaniques a-t-on pu atteindre un tel degré de précision ? Toutes ces questions restent encore à élucider.

Dans le cadre de l'exposition Anticythère, l'énigmatique machine surgie du fond des temps présentée au Musée des arts et métiers, avec le soutien de Hublot, manufacture horlogère suisse. Girolamo Ramunni, professeur au Cnam, commissaire de l'exposition, guidera une visite à l'issue de la rencontre le jeudi 17 novembre 2011 - Horaire: 18 h 30 - 20 h 00 au Musée des arts et métiers à Paris.

Information et inscription: http://arts-et-metiers.net/musee.php?P= ... ra&flash=f

(c) http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=9769
(c) http://rdd.me/08uzvwxy

samedi, novembre 12, 2011

Le justicier de Toutankhamon

C’est un célèbre occultiste, et non une malédiction, qui aurait tué les gens liés à la découverte du tombeau du pharaon.

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© Keystone


La malédiction de Toutankhamon – le pharaon mort enfant en 1327 avant notre ère – n’est qu’un mythe, affirme l’historien anglais Mark Beynon. Selon lui, au moins sept des 27 personnes décédées de mort non naturelle après la découverte de son tombeau dans les années 1920 ont été assassinées par Aleister Crowley, un célèbre occultiste britannique.
Mark Beynon a refait l’enquête sur les six victimes supposées de la malédiction qui ont été retrouvées sans vie à Londres et il a constaté qu’avant qu’elles ne passent de vie à trépas, l’ombre d’Aleister Crowley planait à proximité. C’est le journal intime de ce dernier qui a mis la puce à l’oreille de l’historien, signale The Telegraph.


Fasciné par Jack l’Eventreur
Aleister Crowley s’adonnait à Thelema, un culte sataniste qu’il a lui-même inventé, rappelle M. Beynon dans son livre* qui vient de paraître. Cette religion – qui a toujours des adeptes (voir www. thelema.org) – est basée sur une triade cosmologique impliquant l’écrivain français François Rabelais et les croyances de l’ancienne Egypte. L’occultiste était par ailleurs un adepte des drogues et prônait une sexualité débridée.
Crowley a considéré l’exploration de la tombe du pharaon comme un sacrilège. Un affront que cet homme fasciné par Jack l’Eventreur, le tueur en série qui a terrorisé Londres à la fin du XIXe siècle, se devait de laver dans le sang.
Accusé d’avoir assassiné ses serviteurs quand il vivait en Inde, Crowley a commencé à passer à l’acte le 4 novembre 1923, soit un an jour pour jour après l’ouverture le 4 novembre 1922 de la chambre funéraire de Toutankhamon par l’archéologue Howard Carter. Sa première victime est morte à l’heure exacte de l’ouverture en grande pompe du tombeau et la dernière, le conservateur du British Museum en charge des antiquités égyptiennes, en 1930.
Les meurtres ont été ingénieusement organisés puisqu’à ce jour personne n’a soupçonné Crowley de quoi que ce soit. Selon Mark Beynon, il aurait notamment persuadé une de ses maîtresses de commettre certains des assassinats, notamment celui de son propre mari, un prince égyptien qui a été l’un des premiers à visiter le tombeau. La jeune femme a abattu son époux en plein jour dans le lobby de l’hôtel le plus luxueux de Londres, le Savoy. Ce qui ne l’a pas empêchée de sortir libre du tribunal, car les juges anglais partageaient à l’époque l’avis général qu’un Arabe, fût-il prince, ne pouvait que maltraiter sa femme. Les autres meurtres ont été en revanche commis de façon plus discrète.


* «London’s Curse: Murder, Black Magic and Tutankhamun in the 1920s West End», par Mark Beynon.


mercredi, novembre 09, 2011

Créez votre propre jeu d’aventure

Créez votre propre jeu d’aventure:

Aaaah qu’est-ce que j’ai pu kiffer les jeux point and click de ma jeunesse… Day of the Tentacle, Indiana Jones, Monkey Island pour ne citer qu’eux. De véritables aventures, avec de vraies énigmes à résoudre et un petit côté humour décalé que j’adorai.

Bref, tout ça c’est fini (snif)… Ou presque, car un projet baptisé AGS pour Adventure Game Studio va vous permettre de créer vos propres jeux point and click !

Oui, vous allez pouvoir avec cet IDE créer vos tableaux, placer les objets, définir la zone d’action, établir le scénario, créer vos personnages, scripter les dialogues..etc.

AGS fonctionne uniquement avec Windows (et .NET). Pour mieux vous rendre compte des possibilités de cet environnement de développement, il y a pas mal de tutos vidéos ici. Mis à part cela, AGS bénéficie d’une grande communauté et d’une documentation bien complète.

L’outil n’est pas nouveau, mais il continue à être mis à jour régulièrement, ce qui en fait un hit des click n play like. Pour mieux vous rendre compte des possibilités qui vous sont offertes, je vous invite à naviguer dans les jeux développés avec AGS qui pour certains sont de vraies petites merveilles. Voici quelques exemples :

Draculator II

Arden’s Vale

Chance of the dead


Maintenant, vous n’avez plus l’excuse de ne pas savoir coder pour enfin réaliser le jeu épique de vos rêves… Celui par exemple, où un petit garçon geek enfile ses lunettes de soleil afin de sauver la planète d’un complot intergalactique… hmm…. mais je m’égare !

jeudi, novembre 03, 2011

Le vieillissement cellulaire est réversible !

Le vieillissement cellulaire est réversible !: Une équipe de biologistes de l'Inserm a rendu leur jeunesse à des cellules humaines prélevées chez des personnes âgées et atteintes de sénescence : le vieillissement cellulaire serait donc réversible. Jean-Marc Lemaître, qui a mené cette étude, explique à Futura-Sciences les clés de cette étonnante découverte.

Jusqu'à présent, les biologistes savaient rendre leur pluripotence , c'est-à-dire la capacité à se différencier, à des cellules qui étaient...

mercredi, novembre 02, 2011

Actualité > Mystérieuse tache lumineuse sur Uranus

Mystérieuse tache lumineuse sur Uranus

Une éruption de glace de méthane pourrait expliquer la tache lumineuse apparue dans la haute atmosphère d'Uranus. 

« Il pourrait s'agir d'une éruption de glace de méthane dans la haute atmosphère ». C'est ainsi que l'astronome Larry Sromovsky explique la découverte qu'il a faite d'une tache lumineuse dans l'hémisphère nord d'Uranus en utilisant le télescope Gemini nord. Cet instrument de 8,1 mètres de diamètre, installé à Hawaï, est le fruit d'une coopération entre Américains, Anglais et Canadiens. Son jumeau le Gemini sud est installé dans les Andes chiliennes.

Il y a quelques jours, Uranus avait déjà été la vedette de l'European Planetary Science Congress and Division for Planetary Sciences (EPSC-DPS) qui se tenait à Nantes. Une équipe internationale de chercheurs avait alors proposé d'expliquer le basculement de la septième planète du Système solaire par au moins deux impacts significatifs.

Le Soleil mis en cause

L'apparition sur Uranus d'une tache dix fois plus lumineuse que la surface environnante est une surprise sur un astre qui a perdu presque toute source de chaleur interne et dont la température enregistrée dans la tropopause (49 kelvins) est la plus basse mesurée sur une planète du Système solaire. Ce n'est pourtant pas un phénomène exceptionnel puisque des taches semblables ont été observées en 1998 et 2005 à des latitudes plus élevées. Pour Chris Arridge, de l'University College London's Mullard Space Science Laboratory, la chaleur interne d'Uranus est si faible que des modifications atmosphériques ne peuvent qu'être le fruit du rayonnement solaire qui éclaire et réchauffe (faiblement) chaque pôle alternativement pendant quarante-deux ans, une situation unique dans le Système solaire.

Larry Sromovsky fait maintenant appel aux astronomes amateurs dotés de puissants télescopes et de capteurs sensibles à la bande du méthane (890 nanomètres) pour confirmer l'existence de cette tache qui devrait tourner à cette latitude en un peu plus de 17 heures. Une telle confirmation lui permettrait alors d'obtenir en urgence un temps d'observation avec le télescope spatial Hubble.


vendredi, octobre 28, 2011

Les dégâts causés au cerveau par un effet de souffle

Depuis plusieurs décennies, des engins explosifs artisanaux sont utilisés de manière intensive dans les zones de conflits et leur explosion donne lieu à l'apparition de lésions cérébrales traumatiques graves chez les populations civiles et militaires. Pourtant bien connue de la médecine militaire, le blast (effet de souffle) est un processus encore très mal compris et fait l'objet de nombreux débats au sein de la communauté scientifique. Une collaboration belgo-américaine impliquant un chercheur de l'Université de Mons et un laboratoire de l'Université d'Harvard vient de révéler le mécanisme cellulaire permettant la propagation des forces transmises au cerveau par l'onde de choc.

Depuis la description des effets de la poudre noire au XIVe siècle et du "vent du boulet" au XVIe siècle, les pathologies neurologiques liées aux explosions n'ont jamais cessé d'être un sujet préoccupant chercheurs et cliniciens. Pourtant, alors que les mécanismes physiques d'une explosion ont été bien décrits (onde de surpression statique, onde de surpression dynamique et effet thermique), le mécanisme cellulaire permettant la transmission de l'onde de choc dans les tissus du cerveau pose encore beaucoup de questions.

Lors d'une explosion, les lésions cérébrales sont la conséquence du mouvement des tissus cérébraux qui subissent des phénomènes d'accélération et de décélération rapides liés au passage de l'onde de choc. L'hypothèse la plus répandue repose sur la formation de déchirures microscopiques de la membrane des cellules neuronales en réponse aux phases d'étirement et de compression du cerveau, qui finissent ensuite par tuer les cellules du cerveau.

Afin de comprendre le mécanisme de formation et de propagation de ces lésions, Sylvain Gabriele, chercheur au laboratoire Interfaces & Fluides Complexes de l'Université de Mons, a développé en collaboration avec le groupe de Kevin Kit Parker de l'Université d'Harvard une approche pluridisciplinaire pour étudier en laboratoire les effets de souffle à l'échelle cellulaire. D'une manière particulièrement originale, ces chercheurs ont développé différents outils expérimentaux (pinces magnétiques, étireur à grande vitesse, etc.) qui permettent de reproduire fidèlement sur des tissus cérébraux les contraintes mécaniques et biochimiques exercées par le souffle d'une explosion.

Ces travaux, qui viennent d'être publiés dans la revue américaine PLoS ONE, ont permis d'identifier le mécanisme cellulaire qui déclenche l'apparition de lésions de cisaillement (lésions axonales diffuses) de la substance blanche et expliquent le mode de propagation des forces transmises au cerveau par l'explosion. Les résultats obtenus montrent que les protéines transmembranaires de type intégrine jouent un rôle crucial dans la propagation des contraintes et remettent en cause l'hypothèse classique de rupture de la membrane cellulaire qui ne semble pas être une étape nécessaire à la formation des lésions. Ces travaux ont aussi montré que l'inhibition pharmacologique de la voie de signalisation utilisée par les intégrines permet de diminuer significativement les blessures cellulaires, ce qui ouvre la voie vers le traitement précoce des lésions cérébrales traumatiques dans un avenir proche.

mercredi, octobre 26, 2011

Vers un ordinateur quantique basé sur l'optique non-linéaire

Une équipe de l'Université de Vienne et de l'Académie des Sciences autrichienne, en collaboration avec trois chercheurs du Canada, d'Australie et du Japon, a conçu et testé expérimentalement un tout nouveau concept, sérieux candidat à la création d'un ordinateur quantique (article publié dans Nature).

Les photons, futures bases de l'ordinateur quantique ?

Les chercheurs, parmi lesquels Anton Zeilinger, physicien autrichien souvent cité comme prix Nobel potentiel, ont mis au point une technique permettant de doubler de façon efficiente un photon et de faire interagir deux photons. Ce processus, en théorie déterministe (au contraire d'autres processus existants qui sont, eux, probabilistes par essence et donc difficilement utilisables pour la mise au point d'un ordinateur quantique fonctionnel), fournit une nouvelle façon de générer et d'analyser des états complexes à des fins d'applications pour l'informatique quantique photonique. Les photons, particules de lumière, sont en effet d'excellents porteurs d'information quantique: ce sont par exemple eux qui ont été utilisés lors des premières expériences d'intrication.

L'ordinateur quantique est un appareil - pour l'instant encore au stade de fiction - qui s'appuie sur l'utilisation des qubits, c'est-à-dire des bits quantiques. Là où un ordinateur classique opère en manipulant des bits, grandeurs discrètes valant soit 0 soit 1, un ordinateur quantique travaille avec des grandeurs en état de superpositions des valeurs 0 et 1, suivant les propriétés quantiques de superpositions d'états. En conjonction avec des algorithmes particuliers, cette particularité permettrait à un ordinateur quantique d'effectuer certains types de calculs à une vitesse bien plus élevée qu'un ordinateur classique.

Détails de l'expérience

La technique mise au point, baptisée "conversion cohérente de photons" ("coherent photonic conversion"), est basée sur le contrôle des propriétés de non-linéarité des fibres optiques. En effet, le degré de non-linéarité y dépend de l'intensité de la lumière incidente ; par conséquent plus le champ laser est fort, plus la non-linéarité est marquée. Or si dans un matériau linéaire, les rayons de lumière n'interagissent pas entre eux, c'est le cas dans un matériau non-linéaire.

Ainsi, la technique autorise une conversion cohérente entre différents états des photons. En pratique, si l'on ajoute à un premier laser un second d'une longueur d'onde différente et d'intensité plus faible, il est possible de doubler des photons uniques: pour un photon injecté, deux photons sont produits - et ce avec une probabilité théorique de 100%, donc de façon déterministe. Ce doublement de photons déterministe représente une solution au problème de la préparation et de la mesure des qubits. Un autre aspect important est que le montage permet de faire interagir deux photons, ce qui ouvre le chemin à la réalisation de portes logiques quantiques, éléments de base d'un ordinateur quantique.

Les physiciens ont pu prouver la faisabilité du concept par l'expérimentation. La production de paires de photons dans l'expérience n'atteint néanmoins pas encore le stade du déterminisme, mais les jalons de la méthode sont posés et les résultats obtenus suggèrent une bonne possibilité d'y parvenir.

mardi, octobre 18, 2011

La méthode Coué en quête de reconnaissance

Luc Teyssier d’Orfeuil, coach et cooganisateur du Congrès

« Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux »… En ce début septembre, la maxime d’Émile Coué résonne dans l’amphithéâtre de l’université de pharmacie de Nancy. Et elle résonnera tout au long de ces trois jours consacrés à la méthode qu’il mît au point, il y a près de 100 ans. Pharmaciens, médecins, psychothérapeutes, coaches ou simples militants venus de France, de Suisse, d’Autriche ou d’Allemagne, ils sont un peu plus d’une centaine à assister à ce 1er Congrès International sur la Méthode Coué. Objectif affiché : rendre hommage à l’œuvre d’Émile Coué ; mais aussi et surtout, réhabiliter une méthode qui, selon eux, n'est pas prise suffisamment au sérieux en France.
« C’est assez surprenant, la France est le seul pays au monde où l'on ironise sur Coué et sa méthode, juge Gilbert Grellet, journaliste à l’AFP et ardent défenseur de la méthode. Au lieu de voir une avancée dans le domaine de la pensée positive et de l’autosuggestion, on la caricature, on la présente comme la politique de l’autruche, en disant que tout va bien quand tout va mal. »
Pourquoi ? Gilbert Grellet tient une théorie sur la question : les journalistes sont ignorants, ils ne savent pas ce qu’est la méthode Coué. « Il s’est instauré après la Seconde Guerre mondiale une caricature de la méthode que nous avons beaucoup de mal à combattre. C’est ce que nous essayons de faire à travers ce congrès. »

Inaugurant la séance, André Rossinot, maire de Nancy, déplore lui aussi cet état de fait. Couétiste de longue date, il rappelle que ces railleries n’ont pas toujours eu cours. Car la méthode, avant de s’éteindre face à la psychanalyse, a eu son heure de gloire, notamment entre les deux guerres.
C’est en effet en 1922 qu’Émile Coué publie l’ouvrage qui le rendra célèbre : « La maîtrise de soi-même par autosuggestion consciente ». Inspiré par des études sur l’hypnose et l’inconscient, le pharmacien y expose les grands principes de sa méthode.
Selon lui, toute idée présente durablement dans l’esprit finit par se fixer dans notre inconscient pour devenir réalité. Il estime également que ce travail doit pouvoir se faire par soi-même.
En pratique, il préconise ainsi de répéter vingt fois, matin et soir, la phrase suivante : « Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». « C’est la formule parfaite, explique Antoine Onnis, président de l’association Suivre Coué, à Venelles, près d'Aix-en-Provence. Car elle permet de s’attaquer à tous les problèmes de la vie et à tout moment. »

Dans l’amphithéâtre de l’école de Pharmacie, Klaus Dieter Ritter, couétiste allemand et ingénieur en mécanique, propose de démontrer la puissance de la méthode. Il demande à quatre femmes présentes dans la salle de soulever un homme assis sur une chaise avec seulement deux doigts. C’est l’échec : Arnaud (c’est son nom) est visiblement trop lourd. Mais après avoir répété vingt fois « Arnaud est léger comme une plume, je peux le soulever », les quatre volontaires le soulèvent sans hésitation à 1 mètre de hauteur. Applaudissements.
S’ensuivent alors plusieurs autres expériences durant lesquelles tout l’amphithéâtre est sollicité : séance de pendule réagissant à nos pensées, contorsions censées être impossibles… Face aux démonstrations de ce prêcheur allemand, une étrange ambiance – quasi mystique – semble envahir la salle.
Pourtant, si certains semblent impressionnés, d’autres sont plus réservés face ce genre de démonstration. Car les défenseurs de la méthode Coué sont sans doute plus à la recherche d’une reconnaissance scientifique que de miracles.
Jean-Paul Tanguy, sophrologue et président du Cercle Coué de Brest, tente ainsi de démontrer comment la suggestion – l’un des principes de la méthode Coué – peut modifier positivement notre cerveau et notre perception du réel. Des expériences menées aux Etats-Unis montrent ainsi que sous l’effet de la pensée et de la répétition, les connexions entre nos neurones se réorganisent.
Puis c’est au tour du psychiatre Patrick Lemoine d’évoquer la force du placebo (et de son antagoniste, le nocebo*). En effet, pour la communauté couétiste, Emile Coué est ni plus ni moins l'inventeur de ce concept aujourd'hui très en vogue. L'histoire dit, qu'un jour, pour se débarrasser d'un client grincheux et sans ordonnance, Emile Coué proposa une prescription d'eau distillée. Une semaine plus tard, le patient vint remercier le pharmacien pour l'efficacité de son médicament.
* Effet placebo dommageable pour l'individu. Patrick Lemoine vient de publier "Le Mystère du nocebo", chez Odile Jacob.
Une méthode en mal de reconnaissance
Autosuggestion, pensée positive, effet placebo… la méthode Coué semble s’appuyer sur des concepts modernes et reconnus. Pourtant, comme le rappelle l’historien Hervé Guillemain qui lui a consacré un ouvrage*, l’autosuggestion positive n’a jamais fait l’objet d’aucune publication scientifique. Et le renouveau présenté lors de ce congrès – qui s’inscrit dans une tentative de réhabilitation remontant aux années 90 – semble très exagéré.

Le réseau Coué est particulièrement restreint en France. Il n’existe que deux associations, à Brest et près d’Aix-en-Provence. La méthode est complètement ignorée dans les milieux psychiatriques. Et elle reste très marginale chez les psychothérapeutes. D’ailleurs, plusieurs professionnels interrogés lors du congrès avouent ne pas y avoir recours. Ils lui reconnaissent un intérêt historique mais lui préfèrent des méthodes plus ciblées et plus modernes, privilégiant le dialogue avec le patient.
« Ce qui est plus difficilement quantifiable, reconnaît l’historien, ce sont les pratiques individuelles. La méthode est aisément accessible, elle est simple, gratuite, et par certains côtés, elle rappelle les « thérapies brèves » comme les thérapies comportementales qui ont actuellement le vent en poupe. Peut-être suit-elle ce mouvement. » Pour les Couétistes réunis à Nancy, ce renouveau ne fait aucun doute. Mais l'important n'est-il pas justement d'y croire ?

samedi, octobre 15, 2011

Une mystérieuse machine antique inspire la marque Hublot

Une exposition dévoile le plus vieux mécanisme astronomique à rouages connu. La manufacture horlogère de Nyon y présente aussi sa version miniaturisée
Caroline RiederParis

«C’est comme si Indiana Jones avait découvert un téléphone portable dans un sarcophage égyptien. » Responsable du développement chez Hublot, Mathias Buttet ne manquait pas d’emphase, lundi à Paris, pour décrire l’énigme que représente le mécanisme d’Anticythère. L’étrange machine et sa réinterprétation par la marque horlogère font l’objet d’une exposition au Musée des arts et métiers. Elles étaient présentées à une foule de journalistes intrigués venus d’Europe, de Russie ou même des Etats-Unis.


Surgie du fond de la mer
Tout commence en 1901, lorsque des pêcheurs d’éponges remontent le trésor d’un navire romain ayant fait naufrage en l’an 87 av. J. -C. , près de l’île grecque d’Anticythère, entre le Péloponnèse et la Crète. Au milieu de somptueuses statues antiques, une drôle de plaque de bronze intrigue. Elle est conservée précieusement au Musée national archéologique d’Athènes avec 81 autres fragments semblant appartenir au même ensemble. Dès 2005, les scientifiques parviennent à sonder leurs entrailles grâce à un scanner de 10 tonnes.
Le groupe formé d’astronomes, d’historiens des sciences et de philologues anglais, grecs et américains découvre avec stupeur de nombreuses roues dentées invisibles à l’œil nu. Grâce à des inscriptions contenues dans les fragments et formant une sorte de mode d’emploi, ils parviennent à reconstituer un objet totalement inconnu. Soit une drôle de boîte haute de 33 cm avec deux faces ornées de cadrans et de complexes rouages à l’intérieur. En l’actionnant grâce à une manivelle, elle peut rendre compte des positions de la Lune et du Soleil dans le calendrier du zodiaque, des phases de la Lune et même de ses éclipses. Et cela sur des décennies, en se basant sur le calendrier solaire égyptien.
Jusqu’à il y a peu, il était communément admis que les mécanismes astronomiques à rouages remontaient à la Renaissance. Or «tout concorde pour dater la machine. On estime qu’elle remonte aux années 150 – 100 av. J. -C. L’analyse métallurgique et, surtout, les inscriptions, la langue, le style, les expressions sont typiques de cette époque», détaille Yanis Bitsakis, physicien et historien des sciences, membre du projet de recherche sur le mécanisme d’Anticythère.
Mais qui a fabriqué cette machine et à quoi pouvait-elle donc bien servir? Pour l’heure, les scientifiques imaginent une tentative pour synthétiser toutes les connaissances astronomiques de l’époque, mais les recherches se poursuivent.
Même sans réponse, toutes ces questions, et surtout ces engrenages si précis, ont inspiré Mathias Buttet. Lorsqu’il découvre la nouvelle dansScience et Vie, il approche l’équipe de recherche, avec l’idée de miniaturiser la machine. «On a passé six mois à la comprendre, on l’a même reconstituée de manière virtuelle. Le mécanisme est complexe et il n’a rien à voir avec les autres complications des montres, c’est inconnu dans l’horlogerie. »
«Ceci n’est pas une montre»
Tout a été respecté à la lettre, avec un ajout: «Nous avons remplacé la manivelle sur le côté par un mouvement d’horlogerie, qui permet d’entraîner les rouages. » Au final, le nouvel objet est si petit qu’il peut se porter au poignet. Il donne l’heure mais ne sera pas commercialisé dans une montre. «C’est un mouvement qui n’a aucune fonction contemporaine. Aujourd’hui, personne n’utilise le calendrier égyptien ni le cycle de Saros(ndlr: cycle des éclipses). Tout l’exploit était dans la miniaturisation. »
Note:Exposition au Musée des arts et métiers, à Paris,jusqu’au 1er juillet 2012. www. arts-et-metiers. netFilm explicatifréalisé par le Lausannois Philippe Nicolet sur cette étonnante découverte sur www. nvp3d. com

http://archives.24heures.ch/VQ/LAUSANNE/-/article-2011-10-1170/une-mystactuC3actuA9rieuse-machine-antique-inspire-la-marque-hublot

http://www.hublot.com/fr/NEWS/1925_hommage-au-plus-ancien-calculateur/#/NEWS/1925

dimanche, octobre 09, 2011

Un virus infecte les drones militaires américains

Un virus infecte les drones militaires américains

drone-predator-reaper

Pour rappel, un drone est un aéronef sans pilote humain à bord qui emporte ou non une charge utile, et qui est destiné à des missions de surveillance, de renseignement ou de combat notamment par l'armée américaine avec ses drones de type Predator et Reaper.

drone-predator-reaper

Selon nos confrères de Wired :

Un virus informatique a infecté les cockpits des drones américains de type Predator et reaper, enregistrant toutes les instructions des pilotes aux drones durant des missions en Afghanistan et dans d'autres zones de guerre.


A priori ce virus, détecté il a 15 jours dans une base aérienne du Nevada aux USA, ne semble pas communiquer avec l'extérieur de la base américaine, et n'aurait pas non plus interféré avec les missions en cours. Toutefois, l'armée US n'arrive pas à le supprimer, ce dernier revenant à chaque élimination. Pour le moment, la dangerosité du virus n'a pas été déterminée même si des investigations sont toujours en cours afin de déterminer comment ce virus a pu être introduit. Une piste mettrait en cause une contamination par les disques durs externes qu'utilisent les pilotes pour transférer des informations d'un endroit à un autre.

Cette information n'est pas prise à la légère par l'armée de l'air américaine, dont le budget consacré aux drones est très important. Les drones ont par exemple déjà réalisé plus de 230 missions au Pakistan ayant conduit à la mort de 2000 personnes. Plus de 150 drones Predator et Reaper sont également intervenus en Afghanistan et en Iraq, ou encore il y a eu 92 interventions en Libye entre la mi-avril et août dernier. Et le mois dernier un drone américain a tué un terroriste très recherché, Anwar al-Awlaki. Bref, il s'agit d'une véritable fore de combat américaine et cette intrusion aura sans doute des conséquences.

L'enquête en cours a montré les premières faiblesses des drones, avec notamment l'absence de cryptage des informations échangées, même si nous ne devrions pas en savoir beaucoup plus car selon un porte-parole de l'US Air Force :

En général, nous ne discutons pas des vulnérabilités spécifiques, des menaces ou des réponses à nos réseaux informatiques, compte tenu que cela peut aider les gens à affiner leurs approches pour exploiter ou attaquer nos systèmes.


mercredi, octobre 05, 2011

Mille pattes envahisseurs

Hordes de mille-pattes à l'assaut des maisons

Actualisé

GrisonsHordes de mille-pattes à l'assaut des maisons

Les insectes se font envahissants dans plusieurs régions. Un phénomène inexpliqué... et éprouvant.

par
Andy D. Veraguth/jbm
Chaque soir, la famille Imboden récolte 1 à 2 kg de bestioles. (Photo: dr)

Chaque soir, la famille Imboden récolte 1 à 2 kg de bestioles. (Photo: dr)

Depuis cinq ans, le cauchemar se reproduit chaque printemps et chaque automne: des colonies de mille-pattes investissent la maison des Imboden, à Flims (GR). La famille ramasse 1 à 2 kilos d'insectes par jour. «Lorsque je les bouge, ils se défendent en lâchant un liquide acide», explique Annette Imboden, dégoûtée.

La famille grisonne pensait être un cas unique. Or une dizaine de témoignages sont parvenus à «20 Minuten». De Berne à Schaffhouse, le même phénomène se produit. A Seedorf (BE), c'est tout un quartier qui se débat avec les mille-pattes. Prisca Bartlome avoue que certains de ses voisins sont «psychologiquement affectés par cette plaie».

Le phénomène reste une énigme, que tentent de percer des experts internationaux. Seule certitude pour l'instant: d'année en année, le nombre de ces bestioles ne cesse de croître.


mercredi, septembre 28, 2011

Une nouvelle pièce maîtresse pour l'ordinateur quantique


Pierre Masse - Université de Sherbrooke

Le professeur Michel Pioro-Ladrière devant son futur laboratoire expérimental d'informatique quantique.
Photo: Matthew Ross, QuantumWorks
Une équipe de recherche internationale a mis au pointun dispositif semi-conducteur qui pourrait être à la base de la fabrication d'un ordinateur quantique. Il s'agit d'une double boîte quantique emprisonnant deux électrons, dont l'orientation des spins — une propriété magnétique fondamentale — est sélectivement contrôlée par un microaimant.

Le professeur Michel Pioro-Ladrière du Département de physique de l'Université de Sherbrooke, aidé de ses collègues au Japon et en Autriche, est à l'origine de la fabrication du dispositif qui permet d'opérer des calculs quantiques. Son fonctionnement est décrit dans la version en ligne du journal Physical Review Letters du 26 septembre 2011.

"Nous avons réussi à préparer les électrons pour le calcul, à agir sélectivement sur l'orientation de leurs spins, à les coupler pour opérer l'algorithme choisi et finalement à lire le résultat, résume le professeur Pioro-Ladrière. C'est la première fois que le tout est combiné dans une seule expérience", précise le physicien.

Depuis la découverte, il y a dix ans, des premières boîtes quantiques confinant des spins électroniques, les spécialistes considèrent cette technologie comme une des plus prometteuses pour l'avenir de l'informatique quantique. En effet, l'information à traiter (0 ou 1) peut s'encoder par l'orientation de spins diamétralement opposés qui se manipulent relativement bien. Mais il manquait jusqu'à maintenant une expérience complète pour prouver sa faisabilité. "Nous avons apporté la preuve de principe que le dispositif fonctionne et qu'il permet de faire les calculs essentiels aux algorithmes quantiques", affirme le chercheur.

Une stabilité à optimiser

L'équipe a fabriqué cette boîte quantique dans un matériau semi-conducteur couramment utilisé pour les téléphones cellulaires, ce qui faciliterait le passage vers une production industrielle éprouvée. Actuellement, sa stabilité, soit le temps disponible avant de perdre l'information quantique, est encore trop faible pour un ordinateur quantique fonctionnel. Mais le physicien croit qu'en raison de son échelle de fonctionnement microscopique (un spin par électron), les améliorations potentielles sont prometteuses.


Une partie de l'équipe de recherche du professeur Pioro-Ladrière devant la Faculté des sciences de l'Université de Sherbrooke.
Photo: Matthew Ross, QuantumWorks
"Notre équipe cherche déjà à optimiser le design des microaimants et à diminuer l'intensité des champs magnétiques des noyaux autour des électrons qui perturbent la cohérence quantique nécessaire", explique le spécialiste.

Il existe déjà un autre dispositif plus stable: le circuit électrodynamique quantique fabriqué avec desmatériaux supraconducteurs, aussi appelé bus quantique. Par contre, son échelle de fonctionnement macroscopique n'offre peut-être pas le même potentiel de développement qu'un système à l'échelle microscopique, croit le professeur Pioro-Ladrière.

"L'avenir de l'ordinateur quantique est peut-être une combinaison de boîtes quantiques et de bus quantiques comme ceux développés par mon collègue Alexandre Blais, professeur au même Département, anticipe le professeur Pioro-Ladrière. Ainsi, nous aurions le meilleur des deux mondes."

Dans quelques mois, le professeur Pioro-Ladrière aura un atout supplémentaire pour poursuivre son travail. Il ouvrira un nouveau laboratoire à la Faculté des sciences. " Ce sera le premier laboratoire expérimental d'informatique quantique au Québec", précise-t-il. De plus, avec l'aide du Centre de recherche en nanofabrication et nanocaractérisation de l'Université de Sherbrooke (CNR2), son équipe pourra directement fabriquer et manipuler des circuits quantiques à Sherbrooke. Ses recherches, et celles de ses collègues de l'Équipe de recherche en physique de l'information quantique (ÉPIQ), permettent de prédire des développements prometteurs pour l'informatique quantique à Sherbrooke.

Pour conclure, le chercheur rappelle que le Canada s'est taillé une place de choix ordre dans le domaine. Pour preuve, l'inventeur de la toute première boite quantique, maintenant utilisée par la plupart des groupes de recherche dans le monde, était son directeur de recherche de maitrise à Sherbrooke : Andrew Stanislaw Sachrajda du Conseil national de recherches du Canada également professeur associé au Département de physique de l'Université de Sherbrooke.

lundi, septembre 26, 2011

Des transistors à protons pour s'interfacer avec des cellules vivantes

Peut-on imaginer une symbiose entre des cellules vivantes et des composants électroniques ? Peut-être. C'est une possibilité – lointaine – qui émerge des travaux sur une sorte de transistor fonctionnant non pas avec des électrons mais avec des charges positives, comme dans bien des tissus vivants. D'ailleurs, le matériau de base de ce transistor provient... de la plume du calmar.

Les signaux électriques dans les organismes biologiques sont, en général, conduits par des ions de charge positive, des cations. Ainsi, le potentiel d'action des cellules nerveuses fait intervenir des ions sodium (Na+), potassium (K+) et parfois du calcium (Ca2+). On sait tout de même que l'anion chlorure (Cl-) joue un rôle majeur dans les potentiels d'action de certaines algues, alors que cet ion intervient de façon négligeable dans les potentiels d'action de la plupart des animaux.

On ne peut s'empêcher de penser au célèbre auteur de science-fiction (SF), Isaac Asimov, qui a introduit le concept de cerveau positronique dans ses nouvelles et romans mettant en scène des robots pensants. Les positrons étant les antiparticules des électrons, et donc de charge positive, une « électronique » positronique est une bonne idée pour un roman... Cependant, même si l’on sait fabriquer de l’antimatière en accélérateur et même si la médecine utilise la tomographie par émission de positrons, ou TEP (pour cartographier l'activité métabolique d'un organe), il reste tout de même difficile d’imaginer une véritable électronique qui ferait appel à l’antimatière.

Pourtant, à défaut d’envisager émuler un cerveau humain avec un cerveau positronique qui serait capable de passer le test de Turing, il serait intéressant de disposer de composants électroniques fonctionnant avec des charges positives, des protons ou des cations plus exactement. Pour réaliser un cyborg ou simplement réaliser un bon interfaçage entre des cellules vivantes et un composant « cationique », ce serait un atout.

C’est précisément ce que viennent de réaliser des chercheurs de l’université de Washington en mettant au point un transistor utilisant des courants de protons. Les détails de leurs travaux sont exposés dans un article de Nature Communications (donné en lien plus bas).

Un transistor encore au stade du laboratoire

Ils sont partis d’un matériau biologique provenant de la modification du chitosane, un polyoside produit par désacétylation chimique ou enzymatique de la chitine, le composant de l'exosquelette des arthropodes ou, dans le cas présent, de l'endosquelette des calmars. Le matériau est biocompatible, c’est un très bon conducteur de protons et il a permis de fabriquer un transistor à effet de champ de 5 microns de large, c'est-à-dire en gros l’épaisseur d’un cheveu.

En bonus, il est facile à fabriquer, entre autres parce que l’on peut utiliser des carapaces de crabes ou des « plumes », encore appelées gladius, de calmars, une structure allongée et semi-transparente ayant l'aspect d'une règle de section circulaire en plastique mais très différente des os de seiche.

Alors que les composants électroniques usuels pour des prothèses ou des capteurs biologiques posent des problèmes de conversion entre un signal électronique et un signal ionique, ce transistor à protons, le premier du genre, est donc une étape vers une nouvelle « électronique » qui n’aura plus ces difficultés. Cependant, les applications dans la prochaine décennie ne se feront probablement que sous forme d’interfaces avec des cellules dans un laboratoire. Le prototype actuel ne peut pas être utilisé dans un corps humain.

dimanche, septembre 25, 2011

Des araignées-robots qui réparent vos vaisseaux sanguins

Des chercheurs américains ont déjà réussi à mettre au point des sortes des prototypes de « petites araignées » mécaniques en utilisant des sphères qui ont une taille inférieure au micromètre. Chaque sphère est constituée de deux hémisphères : un hémisphère est en or et l'autre en silicium. On dirait presque des miniboules de Noël.
Les scientifiques ont alors utilisé un procédé pour faire du côté silicium un « moteur osmotique » (par l'intermédiaire d'un gradient de nombre de particules) : le solvant se précipite vers le côté doré de la sphère et la fait ainsi bouger. C'est astucieux. On est capables de contrôler la direction du mouvement de ces sphères grâce à des produits chimiques. On espère pouvoir développer des versions de robots-araignées chimiques qui fonctionneraient non pas sur du solvant, mais avec du glucose (présent dans notre corps). On peut alors imaginer des nanobots qui iraient vers les tissus endommagés depuis la circulation sanguine et qui apporteront un gel de réparation interne sur les vaisseaux endommagés ou pour lutter contre les infections.

Quand le chocolat fait aussi bien que l'exercice physique

Quand le chocolat fait aussi bien que l'exercice physique
Les chercheurs se sont en réalité concentrés sur une partie de nos cellules : les mitochondries (nos « centrales énergétiques cellulaires »). Ils ont remarqué qu'un composé issu de plantes et que l'on trouve dans le chocolat (noir), l'épicatéchine, semble stimuler les mêmes réponses musculaires qu'une activité vigoureuse. L'étude américaine fut réalisée sur des souris. Plus on dispose de mitochondries, plus l'on peut fournir de travail.
On sait que l'exercice aérobique (course, vélo, etc.) accroît le nombre de mitochondries dans les cellules musculaires. La dernière étude montre que le chocolat entraîne la même réponse, en particulier dans le coeur et les muscles du squelette. Cette découverte peut aider à réduire la déperdition de muscles avec l'âge ; les mitochondries décroissent normalement et malheureusement pour nous avec l'âge. Remarque : on a aussi remarqué que les souris qui faisaient du sport ET mangeaient du chocolat obtenaient les meilleures performances.

Moyen-Orient: d'étranges " lignes de Nazca" découvertes

Moyen-Orient: d'étranges " lignes de Nazca" découvertes
Les gigantesques dessins qui furent gravés dans le passé sur le sol désertique du Pérou sont aujourd'hui mondialement connus sous le nom de lignes de Nazca. Des milliers de tracés semblables ont été découverts depuis peu au Moyen-Orient grâce à un scientifique d'une université australienne qui utilisa la photographie aérienne ainsi que les satellites lors de ses recherches. Ces mystérieuses "roues de pierre" dont l'ancienneté remonte à 2.000 ans, repérées en 1927 par un pilote d'avion, apparaissent aujourd'hui dans toute leur ampleur.
Ces représentations au sol que l'on retrouve majoritairement dans les champs de lave varient de rectangulaires à sinueuses, évoquant des cerfs-volants, des animaux ou encore sont tracées de façon tout à fait aléatoire. Ces formes ne semblent aucunement avoir été inscrites en lien avec un quelconque alignement avec les étoiles.
Les spécialistes en histoire ainsi que les chercheurs en archéologie ne peuvent pour l'instant s'expliquer la raison de l'existence de ces mystérieuses formations. Les bédouins locaux qui effectuent des voyages réguliers en traversant La Jordanie, la Lybie, Israël, l'Egypte et l'Arabie Saoudite les qualifient "d'oeuvres de l'homme ancien